Roscoff – Nantes

Notre arrivée en France était synonyme de fête. Nous avions beaucoup d’espoir même si le ciel était nuageux à la sortie du bâteau. Dès nos premiers kilomètres, nous avons trouvé plusieurs différences avec l’Irlande. Les terres agricoles n’appartiennent pas aux moutons et aux vaches. Les premiers champs rencontrés étaient remplis de choux et je n’ai pas pu m’empêcher de fredonner « Savez-vous planter des choux… ». Jeffrey a trouvé la chanson drôle et étrange à la fois. 

Les villages semblent sortis du Moyen-Âge. 

Les routes et les sentiers sont propres. Ça sent bon. 

Les gens vivent dehors. Qu’est-ce que je veux dire? Il y a des voitures, bien entendu, et il parait que la France est aussi la victime de l’automobile avec de grands centres commerciaux, mais, en général, on voit beaucoup de gens dans la rue. On marche. On prend le vélo. On a aussi un horaire qui nous permet de socialiser: une heure de lunch de 90 minutes, parfois de deux heures. Les commerces ferment et les bistros se remplissent de Français. Et les restaurants, eux, ferment à 14 heures pour rouvrir pour le souper autour de 17 heures. Nous, nous devons nous habituer. Il faut faire attention et bien prévoir surtout si on ne veut pas attendre ou se retrouver le ventre vide. 

Lors de notre première journée, nous avons emprunté de petites routes, mais nous nous sommes aussi rapidement retrouvés à parcourir le vieux chemin de fer. C’était plaisant et facile. Être loin du trafic faisait tellement du bien. 

Nous avons aussi recroisé Cédric. On pensait se perdre de vue et nous avons pris une petite photo. 

Jeffrey et moi devions arrêter à un ancien moulin devenu la maison d’un potier pour y passer la nuit dans notre tente. 

Le lendemain, nous avons repris le sentier du chemin de fer qui allait nous mener à Carhaix-Plouguer. C’est à cet endroit que commençait pour nous la route le long du canal construit par Napoléon et qui nous mènerait jusqu’à Nantes. 




Cette journée-là, Jeffrey et moi nous sommes amusés à calculer le nombre de tables à pique-nique que nous croisions. Nous n’en revenions simplement pas. En deux jours, nous en avions passé davantage qu’en trente-huit jours en Irlande! Pas besoin de vous dire que nous étions aux anges. 

Nous étions tout de même à la fin de la saison touristique. Plusieurs cafés, restaurants et campings avaient déjà fermés leur porte pour le reste de l’année. Je pense tout de même que la route de vélo du canal Brest-Nantes serait idéale pour ceux qui aimeraient se lancer à l’aventure du tourisme en vélo. En juin ou en septembre, je suis certaine qu’il est possible de profiter de tous les services, de la belle température et d’un calme touristique relatif. 

Nous avons tout de même traversé de beaux villages, vus de belles vieilles pierres et dormi deux nuits le long du canal. Et il a fait beau! 


Pontivy

Josselin





À Guenrouet, nous avons trouvé un terrain de camping sympathique. Bon, il n’y avait presque personne, les sites étaient ombragés et chacun possédait une table à pique-nique. En plus, nous avons rencontré Mimi, le chat résident. Il était bien sympathique. Ce soir-là, nous avons fait cuir des pommes de terre accompagnées de thon. Qui est arrivé pour s’assurer de la qualité? Mimi! Il m’a fait bien rire. Quel nez!

Le lendemain matin, j’ai pu satisfaire une envie qui se faisait sentir depuis un bout de temps: me rendre à la boulangerie du village avant le petit-déjeuner! Ici, les boulangeries ouvrent à 7h. Comme il y en avait une pas très loin du camping, nous nous y sommes rendus! Viennoiserie et pain frais au menu! Quelle joie! 

Finalement, nous sommes arrivés à Nantes. Nous avions réservé un tout petit studio pour deux nuits dans le périphérique. Nous en avons profité pour marcher dans la vieille ville où se trouve le château, l’ancienne usine des biscuits Lu et un joli jardin botanique. 






Première impression de la France? Eh bien, les Français sont différents sous plusieurs aspects. Nous avons eu très peu d’interactions avec les Norvégiens. Les Écossais étaient gentils. Les Irlandais, très sociaux. La température a été exécrable, mais les Irlandais ont été bien sympathiques et nous avons eu plusieurs discussions fort intéressantes et fort agréables avec plusieurs d’entre eux. Les gens ont souvent voulu nous aider, même quand nous n’en avions pas besoin. Les Français sont polis, mais peuvent être un peu… secs? Le serveur fait son boulot, il n’est pas là pour divertir. Si on est pas content avec une réponse, grand bien nous fasse. Ce n’est pas une critique, mais une différence. 

Je trouve aussi étrange de voir à quel point les expressions et les manières des gens peuvent être culturelles. C’est probablement pour cette raison qu’on peut parfois reconnaître nos semblables à travers une foule. 

Finalement, en France, on mange bien. Il y a les restos, mais il ne faut pas oublier les épiceries. Je dois avouer que j’ai trouvé les épiceries norvégiennes acceptables. Les épiceries écossaises et irlandaises me décevaient constamment. Il y avait peu de produits frais locaux, mais beaucoup de produits usinés pas très intéressants. Même les supermarchés français sont bien garnis et me font tourner la tête. Mais en plus de ça, on peut facilement trouver des boutiques spécialisées: boucherie, fruits et légumes, boulangerie… et tout est à un prix raisonnable quand on arrive de l’Irlande.

6 thoughts on “Roscoff – Nantes

  1. Des observations intéressantes vis-à-vis les différents peuples et leurs caractères que vous avez croisés. Oui, les Français nous paraissent un peu secs parfois, par contre ils sont francs et n hésitent pas à donner leur opinion (ou contredire celle dautrui) sils éprouvent le besoin.

    Les paysages et les villages photographiés jusqu’ici en France sont très beaux, et tu as raison, tout est nickel! Dune propreté incroyable.

    La chemin de Napoléon…Est-ce que les gens et les journaux parlent du vol des bijoux (dérobés au Louvre cette semaine) qui appartenaient à Napoléon et sa famille…digne du film Thomas Crown…

    Bonne continuation:)

    1. Notre hôte Airbnb avait la télévision ouverte sur la chaîne des nouvelles et on parlait bien évidemment du vol des bijoux! On mentionnait aussi le temps de prison de Sarkozy et les problèmes gouvernementaux de Macron!

  2. hello on aurait pu se croiser à Nantes, ns y étions du 11 au 21 !!! Bonne continuation ! on reste en contact ! nos téléphones Isa 0680413119 et Yves-marie 0608419030 ! Avez vs une page Facebook ?? on vs embrasse

    1. Oh non! Nous aurions adoré vous rencontrer là! Nous pensons souvent à vous! Nous voilà maintenant au début de notre périple en Espagne. Si vous avez envie de venir nous rejoindre, vous êtes toujours les bienvenus. Je vais écrire un petit courriel à Yves-Marie pour voir si j’ai plus de chance qu’avec Isabelle. J’ai Facebook, mais je l’utilise très peu.
      Bises!

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