Après Nantes, nous avons pris le train pour Bordeaux. Oui, nous manquons une belle section le long de la côte atlantique, mais le temps s’écoule et nous voulons passer plus de temps en Espagne. La France, nous pouvons y revenir facilement. Et en plus, ça commence à être drôlement frais le matin quand on se lève au nord de la France. Un peu de chaleur serait bien. Donc, direction Bordeaux.
Nous sommes arrivés à Bordeaux à midi et nous devions nous rendre à Pessac chez notre hôte Warmshower à 15 heures. Nous avions à peu près trois heures pour faire un petit tour de la ville et casser un peu la croûte. J’ai trouvé la région tout de suite très différente par l’architecture, mais aussi par les gens qui déambulaient dans les rues. Je pense que la ville serait très intéressante à visiter plus en profondeur. Avec notre horaire, c’était un peu difficile, mais il n’y a pas de regret.





À Pessac, nous avons rencontré Jacques et Jacqueline, deux retraités avec qui nous nous sommes tout de suite bien entendu. Nous avons parlé d’un peu de tout ce soir-là et le matin suivant. Jeffrey a trouvé en Jacques quelqu’un avec qui parler mécanique. Il adore toujours ça et moi, je décroche et regarde les arbres et les oiseaux autour de moi!
Il était maintenant temps de se diriger vers la côte. La dune de Pilat nous a accueillis sous un beau soleil de fin de journée. Quelle surprise! Les arbres noirs d’un ancien feu de forêt se dressant devant la dune offraient un paysage singulier.

Il était temps de trouver un endroit où passer la nuit. La région est remplie de grands terrains de camping entourés de clôture. Malheureusement, à notre grande surprise, tout était fermé. Nous avons donc opté pour le stationnement jouxtant l’aire de camping-car. Ce dernier nous offrait une table à pique-nique et une toilette. La soirée était parfaite sous les grands pins du coin. Il fallait voir la mer le lendemain matin. Malgré le beau soleil, le sable n’avait pas eu le temps de se réchauffer et mes pieds trouvaient l’eau bien plus plaisante.








Le matin suivant, alors que nous roulions sur une piste cyclable le long d’un canal juste avant Biscarosse, nous avons croisé plusieurs chasseurs. Plutôt étrange. Ils étaient vêtus de vestes oranges. Certains portaient un cor de chasse alors que d’autres arboraient leur fusil. Jeffrey et moi étions tous les deux intrigués et nous nous sommes arrêtés pour poser quelques questions: Qu’est-ce qu’on chassait? Présentement, le sanglier. À quoi servait le cor de chasse? Appeler les chiens. Le cor d’un chasseur n’avait pas le même son qu’un autre. Chassaient-ils en groupe? Oui, ils faisaient partie d’un club de chasse et il y avait des règles très strictes. Le monsieur m’a demandé ce qu’on chassait au Canada et je lui ai parlé des orignaux. Il trouvait très étrange qu’on ne chasse pas l’animal avec des chiens. Interaction fort intéressante et je crois que notre chasseur était bien content de discuter avec nous.
Nous avons repris notre route pour nous retrouver de nouveau sous les pins. Nous en verrions beaucoup puisque la piste cyclable serpente sous les forêts de pins pour plusieurs kilomètres.


Comme la journée avait été chaude et que je voulais profiter de la mer, nous avons passé une nuit dans un de ces grands terrains de camping qui était toujours ouvert à Mimizan. Tellement agréable! Notre première baignade dans l’Atlantique!

Le long de la piste cyclable, Jeffrey a remarqué les drôles d’arbres qui semblaient avoir perdu la moitié de leur écorce: des chênes-liège.




Finalement, nous arrivions à Bayonne. Je me rappelais du jambon de Bayonne et après une petite recherche sur la région j’ai décidé qu’il valait la peine d’y passer deux nuits. La ville ne nous décevrait pas: rues étroites du quartier médiéval, cathédrale, château, arène et musée.


















Nous étions maintenant à la fin de notre passage en France. On annonçait de forts vents et nous voulions nous éloigner de la côte le plus rapidement possible afin d’éviter le pire. Il faut aussi mentionner que nous étions dans une région très touristique qui ressemble à la Floride. Je me disais parfois qu’on aurait pu se trouver à Port-St-Joe. L’endroit doit être pure folie en été. Ici, c’est le surf qu’on pratique. Et on transporte parfois sa planche en vélo!
Très intéressante lecture.