Cette photo remonte à l’été 1997, je devais avoir 21 ans. Mon copain de l’époque et moi avions décidé de parcourir le Petit Témis ensemble (entre Rivière-du-Loup et Edmundston). Comment j’avais entendu parler du sentier? Je ne me rappelle pas. Comment avait germé l’idée de ce voyage? Je ne me rappelle pas. J’avais déjà participé à quelques randonnées en vélo organisées (genre Gran Fondo) et, sans être une grande cycliste, j’enfourchais assez souvent mon vélo.
Alors, nous avions pris tout ce que nous avions pour camper et nous sommes partis à l’aventure. À l’époque, rien n’était vraiment léger. En fait, un seul véritable souvenir me reste de ce voyage et il me vient du départ. Comme c’était mon premier voyage de la sorte, j’avais mal rempli mes sacs. Un côté était plus lourd que l’autre. Le résultat? Je ne pouvais pas avancer! À toutes les fois que je tentais de me mettre en selle, je perdais l’équilibre et ce, toujours du même côté. Il a donc fallu sortir tout mon bagage d’un sac comme de l’autre pour rééquilibrer le vélo. Première leçon apprise!
Sur la photo, je portais de petits gants, mais pas de souliers à clip et, dernier détail à remarquer, pas de casque. Honnêtement, nous n’en avions pas vraiment besoin. Nous n’irions pas vite et nous serions sur une piste cyclable tout le long de notre périple.
L’aventure n’a certainement pas été mauvaise puisque nous avons recommencé l’expérience peu de temps plus tard. Je n’ai plus de photos de ce second voyage, je les ai jetées un jour de désir minimaliste. Je sais seulement que nous sommes partis de Moncton pour nous rendre jusqu’à Rogersville en passant par Bouctouche et le parc Kouchibouguac. Cette fois, le périple se passait sur la route. Le casque était toujours absent. Étrangement, je ne me souviens pas du trafic ni des routes.