
Dimanche, nous allons généralement au gym. Cette semaine, je n’en avais pas envie et je ne voulais pas non plus me retrouver sur les sentiers de ski de fond trop empruntés qui se trouvent autour de la ville. Nous venions aussi de passer deux soirées à regarder les films offerts au festival du film de la montagne de Banff (BMFF). Pour moi, ces soirées me laissent toujours avec des envies de défis en plein-air. J’en sors inspirée et avec le désir de tout foutre en l’air pour m’en aller me perdre quelque part dans la nature.
Donc, pourquoi ne pas sortir les skis de randonnée et essayer de se trouver un endroit un peu reculé pour aller pique-niquer dans le froid?
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J’ai proposé à Jeffrey les sentiers de vélo de montagne qui se trouvent un peu en retrait des autres et qui sont plutôt difficiles d’accès en hiver. Ces sentiers sont d’ailleurs plutôt tranquilles même en été. Il est certain que pour faire un bon trajet, il faut traverser une route ressemblant davantage à une autoroute. Faisable, mais il faut rester prudent! Toujours est-il que Jeffrey a accepté la proposition et nous sommes partis à l’aventure.
Nous n’étions certains de rien. Pour ma part, j’avais un peu peur de rencontrer des motoneiges parce qu’en été il est facile de voir les traces des VTT. D’ailleurs, certains des sentiers sont des « by-pass » pour éviter les trous de boue laissés par les motoristes. Mais non! Il y avait bien une petite section qui montrait que les motoneigistes passaient par là quelques fois, mais une fois de l’autre côté de la route, nous nous sommes rapidement retrouvés seuls dans une neige toute neuve. Le sentier était assez large et facile à suivre. En fait, c’est justement le sentier des VTT que nous avons suivi… un peu trop longtemps d’ailleurs!

À l’aide de la carte géographique de ma montre, nous avons pu voir que nous nous étions éloignés du sentier original. Il faut ajouter que ni Jeffrey ni moi n’avions apporté notre cellulaire! Donc, la montre a tout de même été bien utile pour nous permettre de nous retrouver. Il nous a tout de même fallu se frayer un passage à travers les branches de framboisiers et d’arbustes. Comme nous commencions à avoir faim, la patience était un peu mince. Mais nous sommes tout de même parvenus à notre destination.

Mon sac a l’air bien gros, mais en fait, c’est surtout des plumes! J’avais apporté la couverte en duvet de camping et mon manteau bien chaud. Le reste consistait en des petits trucs sympathiques à se mettre sous la dent: rillettes de foie gras de canard, choucroute et biscuits maisons, oranges.

Après avoir retrouvé le sentier, il y a eu un bref arrêt pour manger et respirer un peu. Ensuite, nous sommes repartis en suivant le sentier que nous avions perdu pendant un ou deux kilomètres, mais nous avons finalement retrouvé nos traces. À ce moment-là, nous avons décidé d’enlever les peaux qui recouvraient nos skis afin de profiter de la descente. Quelle bonne idée! Le retour a été rapide et fort agréable! D’ailleurs, le jour tombait lentement et la le soleil brillait entre les arbres donnant un effet féérique à la forêt.

C’était une journée parfaite. Comme quoi, les mini-aventures d’arrière-cour valent la peine d’être essayées!
Bien raconté.
Merci!