Au camping de Nesna, nous avons rencontré deux cyclistes sympathiques: Eva (de Pologne résidant à Trondheim) et Michael (du Canada). Ils allaient dans la direction opposée, mais nous nous sommes tous levés tôt pour affronter la journée chaude qui s’annonçait.
Pour nous, tout commençait avec un traversier! La route était tranquille et agréable. Quelques montées, mais rien d’impossible. De belles montagnes. Finalement, juste avant Sandnessjøen, nous avons traversé un pont bien impressionnant, mais sans grand trafic et majoritairement en descente. Jeffrey en a profité pour prendre quelques clichés.



Il a bien fallu arrêter pour une petite gâterie… Fait intéressant, il était plus facile de trouver de petits cafés sympathiques aux sandwichs délicieux quand nous pédalions au nord de notre route.

Nous sommes ensuite passés par la reconstitution de la maison longue des Vikings. L’endroit aurait été important pour eux à une certaine époque.


L’après-midi nous réservait un vent de face et un soleil plombant. Après un arrêt à une église pour un lunch express (viande séchée, fromage à la crème dans un tortilla et fond de sac de chips de la veille), nous nous sommes rendus au traversier suivant.



Nous avions une idée où dormir, mais l’eau se fait rare loin des montagnes enneigées et il faut faire le plein avant de se rendre à bon port: un sentier de trolls de pierre. Une seule personne s’est aventurée dans les environs ce soir-là. La nuit a été tellement calme et j’ai très bien dormi.

Le lendemain, le temps était brumeux et nuageux. Honnêtement, ça faisait du bien même si ça voulait dire que nous manquions quelques paysages. Nous avons tout de même pris quelques clichés intéressants. La température nous a aussi permis de bien rouler. Sans vraiment connaître les horaires des traversiers, nous sommes arrivés juste à temps dépassant la file de voitures et de VR qui attendaient pour pratiquement rouler directement dans le bateau!

Il ne nous restait qu’un petit 2 km pour nous rendre à un terrain de camping dont les commentaires en ligne nous avaient plu. Nous n’avons pas été déçu: petit, calme, pas très cher, offrant douche chaude et cuisine bien équipée… tout ça dans une vieille école remplie d’antiquités parfois intrigantes. La mer n’était pas très loin, nous nous y sommes aventurés.



Le lendemain était toujours un peu brumeux, mais le ciel s’est rapidement dégagé.



Les routes se sont avérées brutales avec un dénivelé qui s’est attaqué à nos cuisses. En plus, comble de malheur, nous étions dimanche. Rien n’était ouvert, on devait survivre avec ce que nous avions et il n’était pas possible de se rafraîchir nulle part. Par chance, Jeffrey avait trouvé un endroit qui nous semblait sympathique près d’un lac assorti d’un abri de type lean-to.


Maintenant, voilà l’aventure. Ce voyage, c’est bel et bien ça. Parfois, les découvertes sont fantastiques, d’autres fois, elles sont décevantes. Ici, tout était mitigé. L’eau était fraîche et nous avons profité du lac pour nous rafraîchir, mais l’endroit était infesté de grosses mouches à chevreuil qui ne nous laissaient pas tranquilles. Se cacher dans la tente revenait à se faire cuire l’intérieur… il fallait aller se cacher dans l’abri, bien au fond et ne pas trop bouger. Aussi, bien rapidement, nous nous sommes rendus compte que l’endroit était populaire. Il y avait des gens de passage, mais aussi les adolescents du coin… oh la la. Finalement, c’est probablement autour de 23h quand une autre cycliste est arrivée que nous avons pu vraiment dormir sur nos deux oreilles.
Dans les faits, le lendemain, nous devions avoir une autre journée à nous déchirer les muscles des cuisses sur les buttes de la région. Nous avions déjà les jambes décomposées et nous avons pris la décision de nous rendre à Rørvik pour sauter sur le catamaran qui allait nous permettre de passer ces méchantes collines en nous amenant à Namsos. Cette fois, compte tenu que le service était privé, il nous a fallu payer, mais ça valait la peine puisque la journée s’était encore avérée étouffante de chaleur (33° C).

Au port de Namsos, il y avait une pizzéria. Oups! Gloup! Il le fallait avant de repartir vers notre destination nocturne; nous étions affamés. Cette courte distance (6 km) nous a permis d’atteindre un total de 1000 km depuis notre premier coup de pédale en Norvège!
Nous nous sommes installés aux abords d’une route près d’une rivière malheureusement presque asséchée. L’endroit était très discret et nous n’avons croisé personne ni le soir ni le matin, mais nous avions vraiment quitté les belles montagnes toujours enneigées qui nous donnaient une eau claire presque en permanence. Une chance, le lendemain matin, j’ai décidé d’arrêter au club de golf qui se trouvait presque à côté. Là, nous avons fait le plein d’eau fraîche pour cette énième journée presque caniculaire.
Nous avons passé par plusieurs routes trop occupées, mais il y avait quelques répits et d’anciens tunnels abandonnés. Toujours plaisant!

Cachés pour la nuit sur le bord d’un sentier pédestre près de la mer à Steinkjer, j’ai vu des traces d’écureuil pour la première fois. Le lendemain matin, après un déjeuner au bord de l’eau, Jeffrey et moi en avons vu un! Roux au ventre blanc, un peu comme les écureuils gris de nos voisinages.

Ce jour-là, nous avons emprunté des routes secondaires tranquilles. Le soleil tapait toujours, mais être loin du vrombissement des véhicules rend la journée plus plaisante.
Le prochain arrêt devait être un camping un peu à l’écart de notre route. J’avais lu de bons commentaires en ligne, mais l’endroit s’est avéré un stationnement pour VR avec des accommodations peu intéressantes pour les gens en tente. En plus, il n’y avait rien à l’ombre. Comme il n’y avait pas vraiment d’autres options que notre énergie nous permettait, on a décidé de s’installer à l’ombre de l’édifice principal. C’était le deuxième soir de chaleur accablante et nous peinions à rentrer dans nos sacs de couchage.

Le lendemain, nous sommes partis tôt et nous étions ravis de constater que nous empruntions les petites routes de campagne bien tranquilles.
Après un arrêt tortillas au saumon fumé et au fromage à la crème à Mosvik, nous nous sommes attaqués à la montée suivante. Je me sentais assez bien et nous avions planifié de passer la nuit quelque part près des lacs qui se trouvaient sur l’espèce de plateau que nous devions traverser.


C’est finalement près d’un ruisseau sympathique que nous avons planté la tente et ce soir-là, j’ai pris quelques photos de notre souper. Je me suis dit que quelques personnes devaient se demander ce que des cyclistes vagabonds pouvaient bien manger pour se ravigoter.



Le lendemain matin, mes jambes ressentaient l’effort du jour précédent. Il nous restait 45 km avant Vanvikan. Nous n’étions pas pressés, mais j’avais hâte d’arriver. Une longue descente nous attendait. C’est là qu’on se rend compte de tout ce qu’on a grimpé!

Nous sommes arrivés à l’heure du midi. Nous étions en avance sur notre horaire : un appartement nous attendait à Trondheim le lendemain en fin d’après-midi. Il fallait trouver un endroit où dormir et un abri aux abords d’une petite plage en retrait nous a permis de nous reposer avant de prendre le catamaran vers la ville de Trondheim!

J’en ai profité pour prendre quelques photos de petites copines du coin.



Prochain article : Trondheim sous les nuages
Intéressant. J’aime bien Jeffrey sans barbe. Comment fais-tu pour photographier en marche?
Mmmmm… je prends mon cellulaire et je filme. Il faut très peu de trafic et de la confiance! Je me dis parfois que c’est jouer avec le feu.
Il te faudrait une caméra frontale.
Encore une autre bebelle à traîner….
That Jeffrey is a handsome man ! and the scenery beautiful .
`TRAVEL SAFE !
MOM
How did you find an avacado in Norway that is impressive
Les photos sont belles, et les personnes dessus aussi.👍❤️💙 Jeff est très cute sans barbe, suis- le de près en vélo, 🤣 pour pas te le faire voler.🤣🤣 Très intéressant, te lire.