Un printemps lent à venir

Qu’arrive-t-il quand on doit se rendre au boulot et qu’il pleut? Les gens semblent toujours prendre un malin plaisir à me questionner les jours de pluie: “ Tu as pris ton vélo aujourd’hui? “ Le ton paraît avoir changé. J’ai cette constante impression qu’on veut me prouver qu’il est bien difficile de vivre sans auto. Je rassure les inquiets. Non, non, j’ai quémandé un transport. C’est vrai que ça m’arrive souvent quand il pleut à siaux

Si je suis à l’école quand la pluie se met à tomber, je reviens mouillée. Bah! Nos parents ne nous disaient-ils pas : “ Es-tu fait en sucre? “ Faut croire que non. D’ailleurs, je trouve le moyen d’en rire. 

L’autre jour, j’ai pris le taureau par les cornes ou mon courage à deux mains, comme vous préférez, et j’ai enfourché ma monture malgré l’averse. Brave? La bravoure se porte plus facilement quand on l’invite à souper… Pardon? Je veux juste dire que si on ne se laisse pas le choix, la décision se prendra plus facilement. Il n’y a pas d’automobile dans l’entrée. L’option la plus simple? Dégourdir les roues du vélo qui broute dans le garage. 

C’est le thème, ces temps-ci. La pluie, le froid, le vent, les arbres nus. Le printemps tarde à se pointer le nez. Parfois, avril ressemble à novembre si ce n’est pour les jours qui rallongent et nous donnent un peu d’espoir. Je déteste novembre et me raccroche toujours à cette chanson des Colocs qui m’émeut par ses paroles. Elle m’est venue en tête alors que je roulais sous la pluie aujourd’hui. Un dimanche pluvieux. Ne dit-on pas qu’il n’y a pas de mauvaise température, seulement un mauvais équipement? Le nôtre, d’équipement, n’est pas tout à fait au point. Trempée, mes pieds baignaient depuis quelque temps dans l ‘eau froide quand nous avons terminé notre sortie dominicale. C’était tout de même bien agréable. 

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