La première photo a été prise de cette chambre où nous nous sommes cachés pendant 2 jours. C’était avant notre départ et on peut voir la différence avec la dernière photo de l’article précédent. Tout était alors gris.

Nous avions donc un peu d’espoir cette journée-là puisque nous quittions sous un ciel parsemé de bleu. Nous savions que le parcours n’allait pas être facile: deux belles montées nous attendaient, une au début et l’autre à la fin.
Les photos suivantes ont été prises au cours de la montée. Nous étions au niveau de la mer avant de partir et nous avons grimpé, grimpé, grimpé. À chaque tournant, je croyais arriver au bout et il semble qu’à chaque tournant, je continuais à voir Jeffrey qui avançait tranquillement. Le voir disparaître pour quelques instants au bout de la route aurait voulu dire que celle-ci descendait finalement.


Bien sûr, nous y sommes arrivés. Et, bien sûr, une belle descente nous attendait. Malheureusement, la chaussée était humide, parfois dangereusement couvertes d’aiguilles de pin, parfois serpentant le long du flanc de la montagne. Il fallait être prudent.
Nous avons ensuite suivi la côte quelques fois protégés du vent d’autres fois y faisant face. D’ailleurs, une longue section sur le plat se trouvait bien exposée ralentissant notre progression. Le paysage nous offrait tout de même de beaux paysages et, parce qu’il avait tant plu, les cours d’eau étaient pleins, les chutes étaient bruyantes et impressionnantes.


La dernière montée ne devait pas être aussi difficile que la première mais il fallait bien que le vent nous réserve une surprise! Le problème c’est que plus on avance lentement, moins on est stable. Si on ajoute le vent dans l’addition, ça peut devenir problématique. Une chance, nous nous trouvions sur une route sans trafic surtout que cette dernière était plutôt étroite.



Nous sommes arrivés au camping juste avant que la pluie commence à tomber. Nous avons pu monter la tente au sec et nous avons attendu une pause entre deux averses avant d’aller faire quelques commissions à l’épicerie.

Nous étions rendus à Måløy et nous avions déjà décidé que nous prendrions un catamaran le lendemain afin d’éviter deux vilaines sections. En fait, il parait que ce sont de très beaux endroits aux paysages magnifiques que nous allions manquer, mais la météo s’annonçait encore très pluvieuse et venteuse. Donc, les 130 kilomètres au dénivelé de malade (plus de 1500 mètres dont un certain pourcentage pouvait être évité si on acceptait de s’aventurer dans un tunnel de plus de 7 kilomètres…) ne nous tentaient pas particulièrement, surtout si les nuages nous empêchaient de profiter de la vue.
Direction le quai d’embarquement aux premières heures de la journée.


Comme nous en avions un peu marre de pédaler dans les nuages, le vent et la pluie, nous avons décidé de changer notre parcours afin d’éviter la côte atlantique et profiter de la quiétude de l’intérieur des terres. Je m’inquiétais un peu du trafic, mais nous nous sommes retrouvés sur des routes tranquilles et étroites. Ce fut très agréable et même s’il y a eu de la pluie et une belle montée, le changement de paysage nous a fait du bien. Nous étions entourés de forêts et nous avons longé une belle rivière presque tout au long de notre route. C’était un peu dommage que tout soit si mouillé parce qu’il y aurait eu vraiment de beaux endroits où planter la tente pour la nuit dans la région.





Le temps s’annonçait encore très pluvieux et venteux. En plus, au risque de me répéter, nous étions en avance. Oui, nous avions pris quelques raccourcis diminuant le nombre de kilomètres que nous devions pédaler, mais nous avons aussi été prudents quand nous avons réservé nos billets d’avion pour l’Écosse. Le problème était que nous avancions trop vite. Et la ville coûte cher. Comme la pluie s’annonçait, nous préférions rester dans un petit chalet. Nous y sommes restés deux nuits et nous nous sommes beaucoup reposés. Le mauvais temps et les côtes fatiguent le corps et l’âme.

Quand nous sommes repartis, nous avions un autre petit chalet en tête à une bonne distance d’où nous nous trouvions. Nous savions qu’il fallait compter sur la pluie, le dénivelé et les traversiers pour agrémenter notre journée.
Malgré tout, il y a eu de belles découvertes comme l’ancienne route postale.


De l’humour malgré la pluie.
Un pont sans trafic.


Un tunnel vide pour s’amuser.


Finalement, il nous restait peu de kilomètres avant Bergen. Et nous avions toujours une journée d’avance. Qu’allions-nous faire de cette nuit supplémentaire? Où allions-nous dormir?
À suivre!
Faudrait montrer ces tunnels à M. Legault. Ah! Ah!
Imagine, c’est un tout petit tunnel. Ici, il y a des tunnels avec des ronds-points!