Soixante kilomètres avant Bergen. Une nuit sans accommodation. Une journée pluvieuse devant nous. Malgré tout, nous n’avions pas envie de rester une journée de plus à attendre. Nous sommes donc partis et la route s’est rapidement avérée bien occupée. Au moins, les grands ponts que nous avons traversés offraient de larges trottoirs pour les cyclistes et les piétons.

Parfois, la route officielle voulait nous emmener loin de la circulation, mais le dénivelé devenait alors ridicule. Après un certain temps, nous avons préféré continuer avec le trafic ce qui nous a permis de trouver un endroit très sympathique par hasard. Nous y sommes entrés pour y manger un petit quelque chose alors que l’après-midi était déjà avancé (et je mourrais de faim au point de ne plus pouvoir vraiment réfléchir).

La dame du Café Søm était très sympathique. Elle a jasé en norvégien avec Jeffrey parlant lentement et corrigeant sa prononciation. Elle était bien patiente quand elle essayait de me parler en norvégien et que je la regardais avec des grands yeux ronds (moi, je ne connais que quelques mots). Elle a aussi été si généreuse quand nous nous préparions à partir sous la pluie battante nous offrant des petits pains et un pot de mayonnaise maison. Enfin sortis des sentiers touristiques, nous rencontrions la générosité locale.
Et puis, nous sommes partis sous la pluie. Nos vélos nous avaient attendus dehors et tout était déjà bien trempé. J’avais repéré un parc au haut d’un promontoire (évidemment). Il y avait deux lacs et des abris lean-to. C’est là où nous passerions la nuit, mais nous voulions d’abord attendre que la pluie se calme un peu. Pour une des dernières fois, nous passerions par le Rema 1000 pour s’acheter quelques trucs pour le souper et pour attendre la fin de l’averse. Notre moral était un peu à plat.


L’endroit s’est avéré fort sympathique et c’est le sentier qui nous y a mené qui nous a le plus impressionnés. Pavé, serpentant la forêt, occupé par les cyclistes et marcheurs journaliers. En fait, une chance que la température n’était pas géniale sinon l’endroit aurait été achalandé. Nous avons donc dormi en forêt à 5 km de Bergen, une ville de plus de 300 000 habitants.


Le lendemain matin, la ville portuaire était bien occupée. Jeffrey et moi avions visité Bergen en 2019 et nous ne nous rappelions pas cette mer de monde. Je pense aussi qu’il y avait des initiations universitaires puisque des groupes dans la jeune vingtaine se promenaient bruyamment arborant des t-shirts similaires.



Comme nous avions d’autres chats à fouetter, nous sommes partis à la recherche d’une nouvelle tente (c’est une autre histoire), de boîtes pour les vélos et d’un tunnel réservé au transport actif. Belle découverte que ce tunnel! Trois kilomètres de long. Réservé aux cyclistes, coureurs et piétons. Vidéos et photos à l’appui.


Maintenant, les vélos sont rangés, le taxi est réservé. L’Écosse nous attend après 1900 kilomètres de route et 22 356 mètres de dénivelé positif.
J’ai hâte de connaître l’histoire de la tente.
Moi aussi!
Wow, plusieurs choses impressionnantes durant cette dernière étape ! J’adore l’idée d’un café fusion, café et couture, très original ça ! Les tunnels réservés au vélo sont supers, j’adore l’idée ! Et des pistes pavées en pleine forêt, du jamais vu! Aussi, quelle belle occasion pour Jeff de pratiquer son norvégien, vive la patience de cette madame-là. Ça devait la surprendre un peu car ce ne sont pas tous les étrangers qui apprennent les langues nordiques! De mon bord, je vais rouler à vélo ici une semaine de plus; mon vol de retour pour Montréal a été annulé à cause de la grève air canada…Alors petite prolongation de l’été. Bonne continuation, jai hâte de vous lire lors de la prochaine étape !