Nos premières journées en Écosse se sont passées à rouler sur d’anciens chemins de fer ou des sentiers aménagés. Habituellement, de chaque côté du sentier, il y a une clôture et des champs. Beaucoup de terres agricoles.



Il y avait aussi des réminiscences d’un autre monde.

Pour nous, toutes ces terres agricoles et ces clôtures voulaient dire que nous ne pourrions pas planter la tente facilement. L’Écosse autorise les gens à un genre de vagabondage. Il est possible de profiter de la nature et de la richesse commune sans payer (voir https://www.outdooraccess-scotland.scot/), mais tout ça doit se faire sur les terres publiques. Donc, les clôtures faisaient en sorte que nous n’avions pas accès facilement à ces terres publiques (d’ailleurs, on se demandait bien où elles se trouvaient, ces terres!) et nous avons dû passer nos trois premières nuits dans des terrains de camping. Malheureusement, ces derniers sont très peu aménagés pour les gens comme nous: en vélo et avec une toute petite tente (oui, oui, nous avons maintenant un palace miniature, mais vous devriez voir les condos qu’on plante!!!). On se retrouve souvent au milieu d’un champ sans abri pour cuisiner et parfois même sans table à pique-nique pour s’installer confortablement. Bien entendu, en camping sauvage, nous n’avons rien de tout ça, mais au moins nous ne payons pas pour monter notre tente!
Un autre défi a été de trouver l’essence pour le four que nous utilisons. En Norvège, il était possible de simplement aller à une station service et de remplir notre petite bonbonne pour moins de 2$ généralement. Ici, nous nous sommes fait chicaner royalement quand nous avons essayé la première fois. Nous avons réussi, mais les employés n’étaient pas contents et ils nous disaient que nous devions acheter un bidon en plastique de 2 litres… et je le mets où ce fichu bidon?

En Écosse, il y a aussi toutes sortes de vieilles pierres. Tout est en pierre. Je me demande parfois si tous ces cailloux viennent du défrichement des terres pour l’agriculture. Si c’est le cas, quel travail!





Au cours de notre deuxième journée, nous avons rejoint la mer et cette odeur bien particulière m’a fait penser à la mienne de mère. Je me suis dit qu’elle aimerait bien.





Le reste de la journée s’est passé à longer la côte. Les sentiers et les routes ne sont pas toujours en bon état. C’était parfois cahoteux et nous avons même eu peur de perdre Tigrou qui a sauté hors de son siège sans que je m’en rende. Une chance, il n’était pas très loin derrière nous.

La plus grande différence entre la Norvège et l’Écosse, ce sont les ruines de pierre, preuves de la présence humaine pendant le Moyen-Âge. Les Vikings peuplaient bien entendu la Norvège même au Moyen-Âge, mais je pense que la majorité de leurs structures étaient construites en bois. Aussi, quand la Norvège s’est christianisée, les nouveaux dirigeants ont voulu se débarrasser des vestiges païens.





Nous avons aussi pris quelques détours sans faire exprès. Ces petits détours nous ont permis d’admirer des merveilles de l’architecture humaine.
Après trois nuits passées en terrain de camping aménagés, nous étions prêts pour l’aventure du camping sauvage dans les Highlands de l’Écosse. À suivre…
Très intéressant !
Everything is so green and beautiful
Keeping you in my thoughts and prayers /memere