Dénivelé et nature

En fait, je me rends compte maintenant que ce ne sont pas les trois premières nuits que nous avons passé en camping. Ce long voyage devient parfois confusant! On ne sait plus trop quand on a fait quoi! Une chance, il y a les photos! 

Il y a donc eu une première nuit de camping à Turriff et, en fait, la nuit suivante, nous avons fait l’expérience de notre première nuit de camping sauvage. Nous n’étions pas trop certains, mais les panneaux l’indiquaient bien: nous pouvions pratiquer notre droit « sauvage ». Nous nous sommes donc installés au bord du fleuve Spey et, ce soir-là, nous y avons rencontré qu’un seul homme en vélo promenant son chien. Le lendemain matin, nous avons été un peu surpris par les pêcheurs matinaux. La majorité s’est avérée bien gentille. Et nous sommes partis assez tôt. 

Plus notre expérience écossaise passait, plus nous nous retrouvions dans des régions éloignées et nous avons bientôt commencé notre avancée dans les Highlands. Alors, ça le dit, c’est dans les montagnes. C’est beau. Ça monte. Pas tout à fait comme en Norvège. Plus lentement, mais constant. Et après avoir visité le même café que nous avions découvert par hasard en 2023, nous nous sommes retrouvés au plus haut point : Drumochter Pass. Ici, c’est un peu le paradis de la randonnée. 



En tout cas, pendant que nous cherchions un endroit pour nous reposer après une courte journée (50 km de vélo), nous avons aperçu au loin une clôture ouverte près d’une jolie petite rivière. Nous trouvions l’occasion trop belle surtout qu’il y avait du soleil et que nous voulions relaxer en buvant la bière que nous avions achetée un peu plus tôt dans la journée. La rivière allait nous permettre de bien la refroidir!





Les premiers kilomètres du matin suivants ont été tellement plaisants! Nous avions le vent dans le dos et tout était en descente pour environ 20 kilomètres! 


Malgré tout, nous nous sommes rapidement retrouvés dans le Bar Harbor de l’Écosse! La veille, nous avions déjà passé Aviemore et Kingussie. Le lendemain, c’est à Kenmore que nous nous sommes retrouvés après 75 km de vélo. Nous n’avions pas passé de terrain de camping facilement accessible et Jeffrey avait un problème avec sa chaîne. Nous devions arrêter. 

Pendant que Jeffrey réparait son vélo, j’ai regardé un peu autour. Il commençait à se faire tard et j’aurais bien aimé trouver un endroit où rester. Comme nous étions juste à côté d’un terrain de golf entouré de petits cottages, j’ai regardé la disponibilité et les prix… C’était absolument hors de prix. Il y avait un petit logement 2 places disponible pour la modique somme de 400 livres (800$C). 

Comme il y avait une table à pique-nique au milieu d’un petit îlot vert, nous avons décidé de souper avant de continuer notre route sur un chemin peu passant de la rive sud du loch Tay. Nous pensions être en mesure de facilement trouver un endroit où planter la tente, mais nous nous sommes retrouvés au milieu des terres agricoles clôturées. Comme il se faisait tard, j’ai même demandé à une dame qui travaillait à un de ces emplacements de cottages de luxe entouré de verdure si nous pouvions y planter notre tente quelque part. Refus. Peu d’aide. Nous sommes repartis. Finalement, par hasard, Jeffrey a trouvé un passage au travers d’un mur de pierre. De l’autre côté, nous pouvions y planter notre tente tout en étant loin de toute maison et de tout pâturage clôturé. Nous avions pédalé 90km et il était temps pour nous de nous reposer. 

Bien entendu, le lendemain matin, nous sommes partis assez tôt et, environ 10 km plus loin, des emplacements parfaits pour une tente se sont pointés le nez. Ça arrive. Le déjeuner se prendrait un peu plus loin dans le premier village que nous croiserions.

Nous nous dirigions maintenant vers le fameux parc national du loch Lomond et des Trossachs. J’avais déjà un peu fouillé sur le site du parc et j’avais vu qu’il était possible de faire du camping sauvage: il fallait une autorisation du parc pour un prix minimal (8$). C’était la fin de semaine et je pensais bien que nous n’aurions aucune chance, mais ce fut bien le contraire puisque nous avons réussi à obtenir une autorisation près du loch Venachar accessible uniquement à pied ou en vélo. La piste que nous suivions longeait tout le loch en passant par la zone de camping autorisée, quelle chance! 


On peut voir que les eaux du loch sont à un très bas niveau. L’été écossais a été sec. 

Le matin suivant, il fallait continuer notre aventure dans le parc en suivant la boucle dans le sens contraire du trafic. Une chance, la vitesse était limitée puisque nous suivions des chemins de terre cahoteux. Nous aurions bien aimé avoir des vélos un peu plus adaptés au terrain. La montée fut lente et la descente tout autant. 

Nous étions bien contents de trouver un café à la sortie du parc pour nous réchauffer et nous sécher. 

Nous étions maintenant près de Glasgow et nous voulions trouver un endroit où dormir avant d’arriver trop près de la ville. Grâce aux conseils d’un hôte Warm Shower et de ma curiosité, nous nous sommes aventurés sur les sentiers d’une forêt nationale. Nous y avons croisé plusieurs randonneurs puisque nous nous trouvions sur la route de la West Highland Way. C’est là où nous avons pu nous arrêter pour la nuit. 

La prochaine étape, Glasgow. Trois nuits dans une maison d’hôte. 

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