Alors voilà, ça fait maintenant plus d’une semaine que nous avons posé nos pénates à Castleconnell près de Limerick. Nous prenons soin de Vinnie, le berger allemand un peu bouffon (goofball).

Pour arriver à Castleconnell, nous devions traverser Adare et Limerick. D’ailleurs, en 2027, la région accueillera la Ryder Cup et certains endroits affichaient fièrement une grosse balle de golf gonflée.

Notre route passait aussi près d’une ancienne abbaye reconvertie en école.




Le lendemain, nous avons pris le temps de passer par la cathédrale et le château de Limerick.





Finalement, nous avons trouvé une microbrasserie et il fallait s’arrêter pour une dégustation.

Le reste de la semaine s’est surtout passé à prendre soin de Vinnie, à nous reposer et à travailler sur les vélos. Nous avons maintenant de nouveaux pneus pour des sentiers un peu plus rocailleux.


Il est bon de mentionner que j’ai aussi fêté mes cinquante ans pendant notre séjour. Pour l’occasion, nous sommes allés au restaurant!


Nous prenons le traversier mercredi à partir de Cork vers Roscoff. Nous passerons de l’anglais au français.
Bonne continuation. Bisou et câlin. J’aime bien le mot hug aussi.
Le bol de grosses patates sur la table (photo de ton souper de fête) m’a semblé parfaitement irlandais!, quel à-côté authentique 🙂 j’espère que la maison et le chien ont offert un bel hébergement et une petite pause pour vous relaxer et rafraîchir !
Question pour vous deux (qui ne se veut ni trop existentielle, ni trop prétentieuse)…au cours de votre voyage, est-ce que vous vous êtes fait des réflexions sur le « sense of place »?
Je pose la question surtout suite à tes découvertes en Irlande, car il me semble que le pays offre de très beaux paysages et des gens sympas (malgré un brin excentriques), tout en étant en endroit avec un climat un peu rude qui durcit ses habitants à la longue. Je me suis également posé la question parce qu’un de mes amis irlandais ici à Montréal songe à retourner y vivre après presque 10 ans de vie canadienne. Le tout m’a mené à réfléchir sur le concept de « sense of place » et comment l’endroit où on vit/a longtemps vécu/a grandi nous forge et façonne un fort sentiment d appartenance qui nous attache et parfois nois rattire en cas d’absence prolongée. Bref, ce sentiment me paraît particulièrement présent chez les Irlandais qui ont toujours eu une histoire de migration hors l’île (preuve à la diaspora à travers le monde ) mais qui gardent une fierté et appartenance bien ancrées en eux. Fin de monologue prétentieux lol!
Bonne continuation et je vous souhaite une excellente arrivée en France, sur le continent, et de nouveau dans le monde francophone. De mon bord je suis présentement en pause durant mon shift à l’épicerie, assis sur un banc au parc. Autour de moi j’entends des accents français européen alors que qqs couples âgés se livrent à un match de pétanque…la France se fait sentir même hors l’Haxagone…
Haha! Oui, une chance que j’aime les patates! D’ailleurs, hier, j’ai mangé un « steak pie » et il y avait des pommes de terre à l’intérieur de la tarte, mais aussi des chips (frites) comme à-côté. J’ai trouvé ça bien drôle.
Pour ce qui est de ta grande question, je pense vraiment que c’est davantage une question d’individu et de perceptions. Par exemple, j’ai toujours été attachée au Québec et à sa capitale. J’ai dit à Jeffrey, il n’y a as longtemps, que j’avais parfois l’impression que Québec ne voulait pas sortir de moi puisque je substitue souvent Québec à Fredericton quand j’en parle (même après 16 ans à Fredericton). D’ailleurs, nous voulons nous y établir (Québec) à la retraite. Jeffrey ne semble pas ressentir la même chose par rapport à sa ville natale. Maintenant, je pense aussi qu’il y a plus. Si tu ressens que ton pays ou ta ville ou ta culture est unique, tu auras toujours envie d’y retourner, tu auras cet espèce de « sense of place » que tu mentionnes. Par extension, toujours selon mes réflexions, je pense que c’est un peu pour cette raison que Jeffrey (et toi aussi si on y pense bien) ne ressent pas l’appel de sa ville, culture, pays. TOUT est américanisé. Jeffrey peut entendre des chansons de sa jeunesse même ici, en Europe. Et c’est constant. Les gens portent des jackets aux effigies d’équipes américaines… Mettons que je n’entends pas souvent du Paul Piché ou du Cœur de Pirate… hier, j’ai vu une affiche avec Céline dessus, mais bon, la majorité des gens ne sait pas qu’elle a d’abord chanté en français! Donc, plusieurs Irlandais ont cette impression de singularité. Le fait d’être insulaire ajoute probablement à ce sentiment.
Bon, alors, ce sont mes réflexions matinales, tu me diras ce que tu en penses!