Il me semble que bien du temps a passé depuis le dernier article. L’Écosse nous a offert peu de chance d’écrire: les campings sont rares et différents. Voici à peu près ce qui s’est d’abord passé.
Les voyages en avion sont toujours un peu long et fastidieux. Nous sommes arrivés à l’aéroport bien en avance. Avec des boites à vélo et une réservation un peu compliquée, mieux vaut ne pas prendre de chance. En fait, tout s’est bien passé et la dame au comptoir de la compagnie d’aviation a été bien gentille.
Nous devions passer par Stavanger avant d’arriver à Aberdeen. Allez savoir pourquoi. Et ce premier vol était en retard. Comme nous n’avions pas beaucoup de temps entre les deux vols, nous pensions bien que nous manquerions le second ou que nos vélos ne se rendraient pas au même rythme. Des inquiétudes inutiles. Nous avons pu attraper notre connexion et les vélos sont rapidement sortis de l’avion une fois arrivés à bon port.
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Nous nous sommes retrouvés à monter les vélos, une fois de plus, dans l’aéroport. Comme je n’allais pas laisser Jeffrey travailler seul et que j’avais moi-même démonté mon vélo, je me suis mise à l’ouvrage. Pendant que je vissais, dévissais, remontais, testais, sacrais, l’écran illuminé derrière moi montrait tout ce que je n’étais pas et tout ce qu’on critique dans notre société qui aimerait que toutes les femmes s’acceptent telles qu’elles sont : de beaux corps minces, lisses, bronzés et se prélassant au bord d’une belle piscine aux reflets chatoyants. Mes mains pleines de cambouis offraient un autre spectacle. Il fallait que je prenne un cliché. C’était triste et drôle à la fois.


Pour Jeffrey, j’étais devenue une vraie mécanicienne de vélo. Bien entendu, ce n’est pas vrai, mais disons que je commence à mieux comprendre ma machine.
Après quelques problèmes de e-sim, nous avons quitté l’aéroport à vélo pour nous rendre chez Weiers et Simone qui allaient nous accueillir pour la nuit. Quel accueil! Nous avons été chanceux. D’ailleurs, nous sommes arrivés assez tard (20h) et Weiers nous a offert un lit. Simone avait préparé un souper que nous avons dévoré en discutant du travail, de vélo et de la vie en général avec nos gentils hôtes.
Nous nous sommes sentis choyés. Le lendemain matin, nous allions commencer notre expérience écossaise.
Sourire ! Je n’ose pas utiliser les émojis qui paraissent très gros sur mon ordi.