Après deux jours passés majoritairement à l’intérieur à contempler la pluie et à stresser pour des broutilles, nous avions la bougeotte. En réalité, notre stress était tout de même bien réel. Nous devions nous rendre à l’aéroport avec les vélos, les démonter et les mettre en boîte sans parler que j’avais découvert les frais exorbitants que Royal Air Maroc chargeaient par bicyclette.
J’avais aussi demandé s’il y avait une place pour ranger les vélos lors de notre visite à Madrid et la compagnie qui s’occupait de louer les appartements m’avait seulement répondu qu’elle avait le regret de m’annoncer qu’il n’y avait aucun endroit prévu à cet effet. Mais vous savez quoi? Ça ne sert à rien de se faire du mauvais sang. On trouve toujours une solution.
Toujours est-il qu’il était maintenant temps de décider: prendre le train pour Madrid ou pédaler les 50 kilomètres qui nous restaient malgré le temps maussade? La décision n’était pas difficile à prendre. Nous avions beaucoup roulé. Nous voulions terminer comme nous avions commencé. Nous voulions profiter des derniers moments, sentir encore une dernière fois que nous étions libre, libre de choisir de passer par ici ou par là, libre d’arrêter ou de continuer. Nous voulions nous battre une dernière fois contre les éléments et peut-être, qui sait, profiter d’un vent salvateur ou d’un paysage surprenant.
Les premiers kilomètres n’ont pas été difficiles, mais peu agréables. Il ne faisait pas particulièrement beau et nous roulions sur la route de service parallèle à l’autoroute. À mi-chemin, nous avons finalement bifurqué vers les routes plus tranquilles qui traversaient les banlieues de la grande ville. Nous avons aussi traversé deux grands parcs dominés par les pins. Le dernier allait nous permettre d’entrer dans la ville.


La pluie fine qui s’était mise à tomber s’est transformée en véritable averse. Les passants cherchaient un abri et nous roulions dans les rues bondées en zigzagant entre voitures, taxis et piétons. Sans le savoir, nous sommes arrivés aux abords de la fameuse Plaza Mayor et nous avons pu nous faufiler entre tous les touristes pour trouver un abri pendant que l’averse passait.




Nous étions arrivés. Destination finale.

Les inquiétudes que nous avions eues quelques jours avant se sont lentement résolues. Arrivés à l’appartement, l’entrée se faisait de façon indépendante et les vélos se sont retrouvés dans le salon. Les jours suivants, nous allions surtout nous déplacer à pied. Madrid n’est pas la ville de rêve du cycliste.

Nous avons d’ailleurs beaucoup marché. Madrid m’a semblé terriblement bruyante malgré les beaux parcs qu’on peut y trouver.




Finalement, il nous restait à planifier notre retour. Nous avions déjà abordé le sujet, mais cette fois, l’idée était bien réelle: pourquoi ne pas vendre les vélos? Bien qu’ils nous aient très bien servis, nous savions déjà que nous ne les garderions pas une fois de retour au pays. Donc, pourquoi les ramener? Nous avons trouvé une boutique qui achetait et vendait des vélos usagés. Après quelques négociations, nous sommes partis avec de l’argent en poche et des vélos en moins. Il n’y a eu aucun regret.
De retour à la maison, le temps est à la réflexion et au nettoyage. Jeffrey a déjà commencé à lire et écouter différentes opinions sur ce qui pourrait s’offrir à nous pour notre prochaine aventure. À suivre!
Vous avez raison. Il faut profiter de la vie pendant qu’on peut.
Je me dis aussi que vous devriez visiter la Catalogne.
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Thanks for reading!
I might keep on posting some articles either about the trip or future trip or micro-home-adventures. Some of it might interest you!
South East Asia is an idea. We are also thinking about South America. We shall see.