Les îles Lofoten en vélo

Commençons là où nous avions terminé: cette petite journée de repos après un réapprovisionnement. Notre truc, c’est de chercher des sentiers pédestres se situant près d’un cours d’eau. Bien entendu, le sentier ne doit pas être trop étroit puisque nous devons pouvoir y passer les vélos sans trop de difficulté. Cette fois, c’était un peu une aventure puisqu’il y avait un peu de dénivelé avant d’arriver à l’endroit idéal: assez plat pour la tente, loin de la route et près de l’eau. 

À mon avis, c’était un endroit parfait. Le sentier était très peu fréquenté et il y avait un vieil embranchement idéal pour la tente. Au loin, on entendait le cling-cling des moutons et nous avons même eu une petite visite le matin. 

Parfois, il existe de petits défis…

Le lendemain, nous sommes repartis à l’aventure. Il faisait un peu nuageux, mais rien de trop inquiétant. L’objectif était d’atteindre Melbu pour prendre le traversier. La première section était peu plaisante puisque nous étions sur une route passante et il y a eu ce pont à traverser. C’est facile, présentement, les ponts me font plus peur que les tunnels. Ici, les ponts ont souvent la forme d’une arche. Il n’y a pas toujours de trottoirs et on se retrouve sur la chaussée à lentement monter la première partie. 

Par contre, une fois que nous avons passé cette section, nous nous sommes retrouvés sur les petites routes loin du trafic. Nous n’avons pas pris de photos le long de la route même si les paysages étaient fantastiques. J’aurais pu m’arrêter une fois ou deux, mais en général, les paysages sont difficiles à mettre en image. On prend des photos avec les yeux. 

Après le traversier, nous sommes arrivés officiellement dans les îles Lofoten. Nous avions beaucoup entendu parler de ces îles et nous avions très hâte d’y être. Malheureusement, pour être honnête, en général, notre expérience a été mitigée parce que le tourisme fait en sorte que le trafic était lourd et la météo n’a pas été clémente. D’ailleurs, le premier emplacement de camping a été difficile à trouver. Il n’y a pas de photo non plus. Ce n’était pas très beau et nous avons encore plus désenchanté ce soir-là quand les brûlots sont sortis. Le lendemain matin, la toile de la tente était couverte de petits insectes affamés. Je n’en avais jamais vu autant. C’est là que le verbe « décamper » prend tout son sens. Pas question de manger là, nous trouverons un autre endroit le long du chemin. 

D’ailleurs, en partant tôt, les routes sont plus calmes et plaisantes. 

Quand on arrive à destination (j’ai des cartes Komoot coupées en sections), il faut s’arrêter pour une petite récompense à Svolvær.

Comme il était encore tôt, nous sommes repartis. Après quelques kilomètres de piste cyclable, c’était le retour de la E10, route passante et peu amusante. Une chance, Komoot ne nous a pas déçus et le chemin que j’avais trouvé s’est avéré être parfait. Tranquille, loin du trafic et des véhicules motorisés, nous avons pédalé deux kilomètres, traversé une petite rivière et trouvé un endroit entre les montagnes. Les nuages montraient des signes de pluie à notre arrivée et pourtant, le soleil est sorti en fin d’après-midi. Probablement notre plus beau spot jusqu’à présent. 

Les nuages, le vent et la pluie sont revenus le lendemain matin. Nous avons pu ranger le campement avant la pluie, mais le reste de la journée s’est passé à se battre contre les éléments. Un vent de face n’est jamais plaisant. Avec un vélo chargé, c’est encore pire. Quand il faut pédaler en descendant, c’est mauvais signe! 

En fin de journée, le but était de trouver un endroit assez bien protégé du vent qui allait nous permettre de planter la tente sans risque de s’envoler au milieu de la nuit! Je blague, bien entendu, mais une tente qui flap-flap-flap toute la nuit, ce n’est pas agréable! nous pensions avoir trouvé un bon endroit, nous nous étions trompés: mère Nature a gagné. La nuit a été longue malgré la fatigue. 

Le lendemain, nous devions prendre un petit bateau qui nous permettrait d’éviter le long tunnel qui passe sous l’eau. Nous avions réservé en ligne et nous campions très près du départ. Ce matin-là, il pleuvait et ventait toujours. Quand le « capitaine » du bateau est arrivé, il nous a fait comprendre que la mer était trop agitée pour s’y aventurer. Il nous a dit qu’il pouvait certainement nous faire passer le tunnel en automobile. Là, il est rentré dans sa voiture pour faire quelques appels. Je me suis dit: « Organisation de broches à foin » ou un vrai shit show si vous me pardonnez l’expression. 

Au bout du compte, nous avons été chanceux: le monsieur a appelé son frère et son ami qui se sont pointés avec leur automobile (un autre couple devait traverser en même temps que nous). Après discussion et préparation au départ (il fallait enlever les sacs, les mettre dans l’auto et installer les vélos sur les supports), nous sommes partis. Le monsieur s’est avéré très généreux puisqu’il nous a conduits un peu plus loin que  prévu et il ne nous restait que 30 kilomètres avant d’arriver à bon port. C’était une quinzaine de kilomètres en moins qu’il nous fallait pédaler! Youppi! Avec cette température, ça valait la peine de se réjouir. Nous allions peut-être arriver à temps pour sauter sur le traversier de 14h45 vers Bodo où un petit logement nous attendait. 

C’est seulement un peu dommage. Les îles Lofoten ont été décevantes, mais je suis certaine que ça vaudrait la peine d’y retourner. Peut-être à la fin août ou au début septembre, pour éviter la surabondance touristique. Sinon, j’ai aussi entendu dire qu’on pouvait traverser la chaîne de montagnes à pied en 12 jours environ. Certainement une aventure intéressante! 

Repos de deux nuits à Bodo avant de recommencer notre périple!

3 thoughts on “Les îles Lofoten en vélo

  1. Wow! Beautiful scenery and so fun to read about your adventures! 🙂 Stay safe and i look forward to the next post. 😀
    Cheers, Hetty (Balkan yogurt lady)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *