Tentatives, batailles contre le vent et changements d’itinéraire

Je ne sais pas trop par quoi commencer. Je pensais changer le format. Je n’ai pas écrit depuis Galway parce que nous avons passé tous les jours suivants en camping. Je continuerai donc en ordre chronologique bien que j’aurais pu y aller sous forme de thèmes. En Irlande, nous n’avons pas beaucoup suivi l’EuroVelo et nous avons eu tendance à changer les itinéraires très souvent puisque la température n’était pas clémente. 

Quand nous sommes arrivés en Irlande, le 5 septembre, nous sommes d’abord passés par Donegal puis par Ballyshannon. Nous voulions nous rendre sur la côte comme notre itinéraire le suggérait. C’est à cet endroit où se trouvent les paysages les plus impressionnants. D’ailleurs, cette journée-là, nous avons trouvé la plage et les vagues. Déjà, on peut voir le ciel menaçant. 



Nous avons quand même trouvé un bout de ciel bleu ce soir-là sur les dunes où nous avons planté la tente. Cet éclairci nous a permis d’admirer le paysage. Pas très loin de nous, il y avait des vaches et l’endroit était parsemé de trous de lapins. Je me disais que nous allions certainement avoir de la visite pendant la nuit, mais tout est resté calme malgré l’agitation du vent. 


Le lendemain, on annonçait à nouveau de grands vents et nous avons décidé de prendre un raccourci par les routes intérieures ce qui nous a permis de passer assez près de ces vieilles montagnes bien particulières. 


En arrivant à Sligo, nous avons trouvé un café particulier. L’endroit était plein et le tout fonctionnait comme une cantine. Nous étions affamés et les assiettes bien remplies nous ont rassasiés. 

Ce jour-là, il ventait à écorner les bœufs et trouver un endroit à l’abri du vent semblait presque impossible. Comme nous étions samedi, il fallait dire adieu à une chambre abordable. Nous nous sommes donc rendus au camping de Rosse’s Point à 9 km de Sligo. 

Le premier site qui nous a été offert se trouvait sur la pente qui faisait face au vent et quand la tente fut montée, elle pliait dangereusement sous les bourrasques qui ne semblaient pas vouloir s’arrêter. La nuit devait être tout autant venteuse et nous pensions bien que nous ne parviendrions pas à fermer l’œil. Jeffrey est allé s’enquérir d’un emplacement protégé du vent. Une chance, les gens de l’endroit étaient fort serviables et nous nous sommes retrouvés au bas d’une petite butte. 

Le lendemain semblait prometteur malgré un vent qui poussait toujours les petits navires. Malheureusement, en me changeant, j’ai découvert que j’avais été la victime de puces: les piqûres étaient nombreuses. Alors que nous pensions partir ce matin-là, nous avons changé nos plans: il fallait nettoyer les vêtements et aérer la tente. Nous ne sommes pas certains à quel endroit j’ai pu me faire piquer. Selon moi, c’est sur le bord de la plage où les traces de lapin étaient évidentes et les chiens nombreux à faire marcher leur maître. Les longues herbes pouvaient facilement cacher de petits insectes désagréables. Toujours est-il que malgré une certaine obsession à tout ce que je pouvais sentir comme « grouillant » sur ma peau, il n’y a pas eu de nouvelles piqûres après cet incident.  

Cette journée nous a permis de planifier un peu et de savourer notre première Guinness en fût. Cette bière n’est pas seulement un symbole irlandais, c’est une pierre angulaire. Les Irlandais boivent de la Guinness et la qualité varie selon l’endroit où on se trouve. 

En revenant au camping, nous avons pris quelques photos révélatrices de la réalité de la région à travers les siècles.

Le 8 septembre, le vent continuait à malmener la côte et comme nous voulions éviter ce vent de face, nous avons un peu coupé à l’intérieur des terres. On annonçait de la pluie en fin de journée, mais en fait, nous avons été chanceux cette journée-là puisque le soleil est venu nous rendre visite. Nous avons aussi trouvé une forêt sympathique où planter la tente. En fin de journée, alors que Jeffrey et moi discutions autour du campement, une martre s’est faufilée entre les arbres. C’était la première fois que je voyais ce discret animal en pleine nature. 

Cette nuit-là, il a beaucoup plu. D’ailleurs, on peut constater l’humidité ambiante bien présente avec la mousse sur les arbres et les jolis champignons qui apparaissent un peu partout. 

Une fois rendus à Westport, il fallait décider: allions-nous tenter de rouler le long de la côte à nouveau? 

2 thoughts on “Tentatives, batailles contre le vent et changements d’itinéraire

  1. Tu me fais voyager virtuellement. Et j’apprends. Cette montagne tabulaire ou mesa s’appelle BenBulben dans les environs de Siglo. La région : Yeats du nom du célèbre poète qui écrivit un poème en hommage à ce mont.

    1. Oui, il y avait plusieurs statues de Yeast et son nom revenait à plusieurs endroits.

      Je ne mentionne pas tout dans mes articles. Par exemple, si on clique sur les deux dernières photos prises au retour du restaurant, on voit comme une protubérance sur la montagne qui se trouve au loin. Ce serait la tombe de la reine Maeve (Queen Maeve’s Cairn) qui aurait gouverné pendant plus de 60 ans sur la région. On ne sait pas trop si c’est vrai ou non, mais on sait que la tombe date de plus de 5 000 ans. Jeffrey aurait bien aimé aller voir le site de près.

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